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Makina est un art de la performance située et un processus

d’écriture chorégraphique d’inspiration burlesque, absurde,

Kafka, dada. Makina ne crée pas d’objet spectacle, mais fait

de tout objet trouvé, de tout territoire, un spectacle, une

poétique. Non pas spectacle vivant mais spectacle du vivant !

Notre démarche esthétique dans son économie du presque

rien et du précaire, s’affirme comme un art engagé et une

écosophie performative.

 

Makina étant un processus de création et de recherche, nous ne travaillons donc pas à une

production de spectacle mais faisons des Labo réguliers pour sans cesse inventer et rendre plus

efficient notre art du geste et de l’écriture chorégraphique dans sa capacité à traduire les

thématiques ou les objets ou les lieux investis, en termes de problématiques physiques.

 

La proposition de Makina est de faire du territoire, le spectacle de son ré enchantement, de sa

mise en mouvement. Par conséquent, chaque création de Makina est inédite et spécifique à un

territoire. Makina, en machine nomade, se met à la disposition des lieux, à l’écoute de ce qu’ils

expriment dans leur matérialité, cartographie les dynamiques de l’espace, en capture les

mémoires, se prête à la vitalité de leurs affects pour les transmuer en traits expressifs et lignes

rythmiques. Cartographies désirantes.

 

Makina, en art du paradoxe se conçoit comme l'expérimentation d’un passage de l’égo centré à

l’éco centré. C’est une traversée du miroir. Makina, collectif pour le ré enchantement du monde, à

la façon d’un Don Quichotte, se met en quête de libérer les forces muettes, à rendre visibles leurs

drames imperceptibles de sous les formes figées. Makina se montre comme l’essai pratique d'une

métaphysique inversée, non plus le sujet qui pense l’objet, mais le contraire, c’est l’objet, le non

humain qui pense le sujet humain. Le ballet machinique des corps ouvre le passage à l’infiniment

petit, à une vision décentrée du monde

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MAKINA, UN ART DE LA PERFORMANCE

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