« L’inconscient fait des machines qui sont celles du désir. L’inconscient ne dit rien, il machine. » 

L’Anti Œdipe - Gilles Deleuze et Félix Guattari

Il s’agit là du désir,

de l’inconscient, des forces, des flux, du mouvement. 

Le mouvement sans raison, sans signification.

 

Ni dedans ni dehors,là, partout, dans l’air du temps.

L’universelle production des forces de vie, humaines et non humaines,végétales, animales, sociales, industrielles, techniques, toutes confondues dans l’époustouflante sexualité généralisée de la vie.

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Sommaire

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À l’heure de l’hyper, hyper croissance, hyper technologie, hyper consommation, hyper contrôle …

À l’heure de l’homme speedo-numérique hypercodé et hyper hop !

À l’heure où la planète tout entière est en surchauffe…

Nous faisons de notre côté un geste dans le PLUS PLUS mais en l’effectuant dans le MOINS MOINS et le devenir minoritaire.

Intentions

 
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Je n’ai jamais vu l’homme 

autrement que joué par ce qu’il joue.

L’homme mu, machiné, pantin.

L’homme automate de son désir.

Un sujet produit par le désir.

Où ce qui est joué est également ce qui le joue.

 

Je n’ai jamais vu l’homme autrement 

qu’en un champ de forces et d’intensités

d’énergie, de flux, de connexions, de variations infinies.

 

Comment rendre visible les forces invisibles ?

Comment faire spectacle de ce qui fait courir les hommes et les sociétés humaines sans aucune transcendance, dans sa matérialité même ?

Comment ça marche ?

 

Notre question n’est pas pourquoi ? mais comment ? 

 

Il suffit qu’on pose la question de comment ça marche 

pour que ça ne marche pas ou que ça rate ou se détraque !

Alors ça marche à ne pas marcher. 

Ça joue ! 

Comme vous le verrez, les choses qui ne marchent pas, jouent !

 

La machine burlesque agit par effets d’entrainement, par ratés, par décentrement, par inversion.

Avec production d’effets en chaines entre des éléments isolés.

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Machine ? 

 

Oui machine qui machine. Machine de la machine. Sans début ni fin. 
Machine qui produit et contre produit. 
Machine de production de flux et de contre flux ou coupures de flux.
Elle se caractérise par son activité connective. 
Elle connecte, donc produit. Connexion entre des éléments hétérogènes.
Elle est processus.

Notes sur le burlesque 

 

"Le burlesque est une expérimentation permanente, infinie et sans apprentissage du réel, par contact immédiat avec les êtres et les choses, les lieux, l’espace-temps."

(Fabrice Revault D’Allones).

 
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Notre machine pop’burlesque 

La Machine – Proto burleska

 

Une machine, donc, une machine du désir à expérimenter les effets du désir. Elle est avant tout expérimentation. 

Elle se présente comme un agencement, une tribu, une bande, un corps burlesque qui produit des réactions en chaine, des effets dynamiques, des intensités, des devenirs.

 

MAKINA BURLESKA est un collectif d’acteurs expérimentateurs.

C’est une combinaison dynamique d’acteurs s’actionnant les uns les autres. Ils actionnent des objets : chaises, transat, ficelles, téléphones, des lieux, des murs, des costumes, des gestes, des contraintes, des paroles, des ordres… et qui les actionnent. 

 

Chaque acteur est une pièce travailleuse de la machine,

une pure singularité, une pure énergie dansante.

 

Cet ensemble collectif manifeste la multiplicité,

celle d’un groupe, celle d’une seule personne, ou de toute chose.

En guise de technologie

 

Une écriture gestuelle et chorégraphique travaille l’acteur au corps, 

le façonne en un bloc dirigé par le regard et mené par les pieds.

Cette chorégraphie minimaliste crée un ensemble de corps pareillement agis :

Elle les rend étrangers, inopérants et donc burlesques. Ici c’est le geste qui nous produit.

Le jeu est muet, sans parole.

 

Les acteurs sont des solitudes, des burlesques, des idiots, des nomades, des sensations, des attractions, des forces, des intensités, des lignes de fuite. 

 

La blouse de travail : Les acteurs portent la blouse du travailleur. L’habit décalé. La blouse « uniforme » du collectif désuniformise les corps pour fait surgir la multiplicité de cette constitution de corps. La blouse est une nudité. Elle est l’habit-qui signe le corps des solitudes à l’égal d’un nez rouge.

Pièce musicale : Le musicien joue en interaction avec les acteurs. Il compose l’espace sonore d’une temporalité partagée.

Pièces burlesques

 

Les pièces burlesques à jouer en intérieur ou en extérieur.

Nous composons des pièces qui ont attrait au désir, au pouvoir et à l’assujettissement. 

La machine burlesque explore les effets du pouvoir de toute chose sur le corps qu’il s’agisse d’un lieu, d’un objet, d’une langue, d’une architecture, d’un équipement collectif, urbain, d’une technologie, d’un dispositif, d’un rôle, d’une fonction, d’une représentation, d’une organisation ou de tous à la fois. Ces machines de pouvoir sont tour à tour joyeuses, comiques et tragiquement absurdes. 

Les pièces burlesques sont libératrices.

Ça commence comme ça : Les acteurs s’activent dans le but de réaliser une tâche ou une action -  mais plutôt que de répondre à la finalité de l’action, ils s’intéressent à comment ça marche. Dès lors, toutes sortes d’inattendus se déclenchent : Les choses, les objets s’animent, résistent, s’émancipent, muent, s’autonomisent, y compris les parties du corps. 

Pièces émancipatrices !

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Performances - in situ

 

Machine circonstancielle de temps et de lieu. 

Makina burleska fait spectacle du terrain même où elle intervient. 

Le lieu, le site ou le territoire investi est le sujet et la matière d’une création inédite, in situ. Le lieu est performé. 

Selon une logique du décentrement, la machine questionne non l’homme mais le territoire habité. Par simple jeu d’inversion, le lieu devient le mouvement, et le spectateur devient le lieu. De sorte que notre machine invite le spectateur à être voyagé par les lieux.

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Une bande, hommes et femmes habillés de

blouses multicolores sillonnent l’espace

de toutes parts, dans un va et vient continu. 

Ils tracent des lignes, des saccades, des fuites. 

La matière s’anime. De ces pierres et de ces socles

le temps sans chronologie surgit, en spirales,

en formations d’atmosphères, en tourbillons

et nappes de sensations.

 

La machine d’acteurs active et libère les forces de ces lieux.

Les murs se mettent à courir, Les bâtiments à tourbillonner,

l’allée à rire et le couloir à tressauter.

L’espace se manifeste, il nous joue.

 

C’est aussi le spectacle d’une minorité, d’une formation singulière, d’une tribu d’indiens qui vient mettre en déroute poétique l’organisation sociale de tous lieux.

Tous lieux possibles à burlesquer : Lieux publics, lieux du travail, lieux culturels, terrains vagues, halls d’immeubles, gare, jardins, parcs, transports en commun, écoles, hôpitaux, villages, musées, médiathèques, théâtres, rues, places publiques, marchés …etc. 

Tout joue ! Les nuages, la lumière, le vent, le croassement du corbeau et l’avion qui passe dans le ciel, les murs et les arbres et la chevelure de mon voisin, et les épaules de la femme d’à côté.

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La machine nous produit en autre chose que nous même : spectacle de la matière libérée.

Les lieux, les objets s’animent et nous ré-inventent en des chorégraphies de l’espace.