Dans les solitudes asilaires de Ville Evrard


Janvier 2022


Terrain d’expérimentation – Ville-Evrard

Dans un ancien pavillon de l’hôpital psychiatrique de Ville Evrard, devenu fabrique artistique d’un collectif Corpus-fabrique, j’ai créé en 2016 un Makina Labo sous la forme d’un groupe de recherche composé d’acteurs avec lequel, dans ce retrait du monde normal et des solitudes asilaires, j’élabore l’écriture d’un corps de la pensée: Ecriture chorégraphique, qui forme un corps sans dedans ni dehors, un corps collectif machinique, conçu comme machine à performer les effets du désir. C’est ici à Ville-Evrard, dans les jardins de l’hôpital que nous expérimentons notre machine de disjonction à faire émerger de nouvelles visibilités, à libérer les forces virtuelles de la matière. Par tous les temps, toutes les saisons, nous parcourons le grand parc et les pavillons déserts du vieil asile, désormais vestiges et traces de la folie internée, psychiatrisée, là où seules les pierres parlent des langues de vertiges; nous y traçons des lignes, des diagonales. Nous traversons les strates et sommes traversés par les murs ; nous arpentons la topologie d’une histoire de la folie.






























11 vues0 commentaire